Débat : « Quelle(s) diffusion(s) pour quel(s) public(s)? »

Lors de la deuxième conférence-débat de Hip-Opsession , les cinq intervenants ( Christian Coppo de Aladesh , Karim de Olympic Tour, 20syl de Hocus Pocus, JM du Festival L’Original à Lyon et Isabelle Kauffmann, sociologue, en interview vidéo ci-dessous ) se sont penchés sur la question des difficultés des groupes de Hip Pop à se produire sur scène et à attirer de nouveaux publics. Mais le Hip-hop souffre de représentations et d’images négatives lié et pose le problème de la reconnaissance. En effet, il y a souvent des problèmes dans le public lors de concerts ce qui amène à une stigmatisation de cette musique.

Les programmateurs des concerts ainsi que les techniciens sont souvent rétifs à la culture Hip-hop, probablement par méconnaissance ou représentations sur le genre. Il y a un problème de dialogue entre les techniciens des concerts qui ne comprennent pas les réglages que leur demande de faire les groupes , pas de batteries… Par exemple, les réglages pour le matériel type d’un DJ sont radicalement différents que ceux pour un groupe de rock.

Karim de l’association Trempolino expliquait qu’il n’avait aucun souci pour trouver des salles et des financements pour les groupes de rock mais pour le hip pop et le métal c’est nettement plus difficile « c’est un style musical difficile à développer »

Pour Christian, membre de l’association Aladesh considère c’est une culture de révolte comme l’a été le rock autrefois c’est développé de la même manière. « C’est un mouvement qui se veut autonome et révolutionnaire »

L’autre problème est la diversité des styles de hip pop et chaque style possède un public spécifique (le public dans les SMAC n’est pas le même que dans celui des MJC). En effet, cette culture se nourrit de beaucoup d’influences musicales différentes. Un éducateur intéressé par le hip pop et artiste de beat box est intervenu et a mis en avant l’idée qu’il faut sensibiliser les jeunes enfants à la culture Hip-hop.

Les groupes débutants ont des difficultés à s’intégrer professionnellement En effet, il y a peu d’associations hip-hop et peu de café-concerts qui acceptent de les faire produire, de plus le mythe des rappeurs s’étant très bien intégré dans les années 90 est toujours présent chez les jeunes et la politique culturelle à Nantes est plutôt sur une offre ponctuelle qui s’exprime par des quotas par an .

Il y a tout de même eu des solutions à proposer. Nicolas, le modérateur, a posé l’idée de fédérer les mouvements Hip-hop afin de faire des passerelles entre les différentes associations et ainsi se filer les bons plans.

De plus les organisateurs et les programmateurs ne sont pas les seuls fautifs, un artiste a exprimé l’idée que les nouveaux groupes avait tendances à se précipité trop vite, ils grillent les étapes. Par exemple, les groupes ont du mal à remplir les papiers administratifs. La solution serait d’effectuer un travail d’accompagnement pour le début.

Cette soirée c’est très bien déroulé et c’est terminé par un mini concert improvisé avec quelques artistes présents dans la salle. Interview de Isabelle Kauffmann en vidéo :

Publicités

0 Responses to “Débat : « Quelle(s) diffusion(s) pour quel(s) public(s)? »”



  1. Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s






Publicités

%d blogueurs aiment cette page :