Edito

L’EclectiC Léo Lagrange s’associe, le temps d’un festival, à Pick Up Prod, dans la création de ce blog : reportages, impressions, critiques, lives et interviews. Abder, Mathieu, Romain, Silver, 4 jeunes journalistes amateurs et spécialistes (ou non) du genre, s’apprêtent à venir glaner au fil du festival, la caméra au poing, au taquet , afin de recueillir quotidiennement le meilleur du off et des coulisses du festival. A bookmarquer donc.

Battle Opsession : Battle International de danse Hip Hop

End Of The Weak – Finale Française

Le 19 avril dernier, Nantes a accueilli la Finale française de la compétition de MCs. End Of The Weak est goupillée comme un open mic avec des règles bien précises et une délivrance finale du titre de champion de France par un jury. Le victorieux freestyler doit représenter l’hexagone chez nos amis british en juillet prochain. Le Challenge se déroule en 5 étapes successives : un texte libre, un acapella, un freestyle bag, un MC vs DJ et un cypha skills, si la soirée vous a échappé, pas de panique, les 5 étapes sont détaillées dans l’extrait ci-dessous :

Micro ouvert

Rendez-vous des freestylers au Bar du Lieu Unique le 17 avril dernier, dans une ambiance détendue, MCs et Rappeurs sont venus délivrer leurs dernières créations, travaillées pour l’occasion ou tout simplement sorties spontanément d’un chapeau.

Soirée Richesses des différences

Soirée “Richesses des différences” à la maison de quartier de Doulon le vendredi 18 avril .L’initiative réunissait une trentaine d’acteurs différents, valeureux et jeunes. Le thème du spectacle centré autour de la discrimination, et de la violence montre bien comment l’art et le spectacle permettent la création d’un lien de cohésion social. En effet , rappeurs , danseurs, graffeurs et chanteurs se manifestaient à tour de rôle et même parfois ensemble sur le devant de la scène. les styles diversifié, se complétaient et les jeunes tels que que Kevin (danseur) ont émerveillé la salle. Mr Mouch (le maître de cérémonie) enchaînait avec une verve détonante, le slam dans l’âme, les numéros, de ce cirque bon esprit. Jeunes artistes, amateurs, en soif d’expérimentation face à un public diversifié et enthousiaste. La diversité des styles ne manquait pas. Le but de cette soirée? Montrer que la danse, le chant, la culture sont plus forts que l’agressivité et la violence… Beaucoup de bonne volonté, touchante naïveté de jeunes engagés de la scène, avec cependant cette dérangeante impression de n’avoir que des convertis autour de moi dans la salle. N’étant pas un fan du hip hop, mon cœur a plutôt balancé de la danse , et je suis ressorti très enthousiaste de ce spectacle. dont nous vous invitons à voir un extrait ci dessous.

Concert Rap : Atelier Rapacité – Souleymen – La Scred Connexion

Débat : “Quelle(s) diffusion(s) pour quel(s) public(s)?”

Lors de la deuxième conférence-débat de Hip-Opsession , les cinq intervenants ( Christian Coppo de Aladesh , Karim de Olympic Tour, 20syl de Hocus Pocus, JM du Festival L’Original à Lyon et Isabelle Kauffmann, sociologue, en interview vidéo ci-dessous ) se sont penchés sur la question des difficultés des groupes de Hip Pop à se produire sur scène et à attirer de nouveaux publics. Mais le Hip-hop souffre de représentations et d’images négatives lié et pose le problème de la reconnaissance. En effet, il y a souvent des problèmes dans le public lors de concerts ce qui amène à une stigmatisation de cette musique.

Les programmateurs des concerts ainsi que les techniciens sont souvent rétifs à la culture Hip-hop, probablement par méconnaissance ou représentations sur le genre. Il y a un problème de dialogue entre les techniciens des concerts qui ne comprennent pas les réglages que leur demande de faire les groupes , pas de batteries… Par exemple, les réglages pour le matériel type d’un DJ sont radicalement différents que ceux pour un groupe de rock.

Karim de l’association Trempolino expliquait qu’il n’avait aucun souci pour trouver des salles et des financements pour les groupes de rock mais pour le hip pop et le métal c’est nettement plus difficile « c’est un style musical difficile à développer »

Pour Christian, membre de l’association Aladesh considère c’est une culture de révolte comme l’a été le rock autrefois c’est développé de la même manière. « C’est un mouvement qui se veut autonome et révolutionnaire »

L’autre problème est la diversité des styles de hip pop et chaque style possède un public spécifique (le public dans les SMAC n’est pas le même que dans celui des MJC). En effet, cette culture se nourrit de beaucoup d’influences musicales différentes. Un éducateur intéressé par le hip pop et artiste de beat box est intervenu et a mis en avant l’idée qu’il faut sensibiliser les jeunes enfants à la culture Hip-hop.

Les groupes débutants ont des difficultés à s’intégrer professionnellement En effet, il y a peu d’associations hip-hop et peu de café-concerts qui acceptent de les faire produire, de plus le mythe des rappeurs s’étant très bien intégré dans les années 90 est toujours présent chez les jeunes et la politique culturelle à Nantes est plutôt sur une offre ponctuelle qui s’exprime par des quotas par an .

Il y a tout de même eu des solutions à proposer. Nicolas, le modérateur, a posé l’idée de fédérer les mouvements Hip-hop afin de faire des passerelles entre les différentes associations et ainsi se filer les bons plans.

De plus les organisateurs et les programmateurs ne sont pas les seuls fautifs, un artiste a exprimé l’idée que les nouveaux groupes avait tendances à se précipité trop vite, ils grillent les étapes. Par exemple, les groupes ont du mal à remplir les papiers administratifs. La solution serait d’effectuer un travail d’accompagnement pour le début.

Cette soirée c’est très bien déroulé et c’est terminé par un mini concert improvisé avec quelques artistes présents dans la salle. Interview de Isabelle Kauffmann en vidéo :

Sidney & Dee Nasty : La mémoire du hip-hop dans la peau

Hier au Pannonica, deux pointures historiques du hip-hop ont refait l’Histoire du Hip-hop devant un public de jeunes adultes en soif de mémoire collective. Romain et Mathieu, néophytes mais curieux de natures, y étaient, les oreilles grandes ouvertes.

Comment le Hip-Hop s’est t il installé en france? C’est la question à laquelle ont repondu deux références françaises en la matière : Sydney et Dee Nasty lors d’une conférence-débat à Nantes en cassant les stéreotypes et les contradictions de cette culture issue des guettos new-yorkais.

L’histoire du Hip-Hop commence aux Etat-Unis avec Afrika Bambaataa, musicien américain qui participa activement au développement du Hip-Hop. Il crée l’association “Universal Zulu Nation” aprés le déces de son meilleur ami lors d’une fusilade contre la police,. Le but des Zulus était de fédérer les gangs et de les faire évoluer de manière positive et non-violente par la pratique du Mc-ing, du DeeJaying, de la danse et du graffiti .La culture hip pop commença alors avec une idéologie de paix et de reconciliation s’inspirant beaucoup de la soul et du funk avec notamment James Brown et Isaac Hayes .

Dee Nasty,DJ français, n’est plus à presenter pour les amateurs de cette musique. Passioné par la culture musical afro-américaine, il décida en 1979, de partir au Etats-Unis où il devient membre de l’association Universal Zulu Nation et découvrit les débuts de la musique hip hop avec toute ses origines (graffiti, breakdance, DJing, MCingir et beatbox). interview :

A son retour en France, impregné de cette culture pacifique , il commença à travailler avec le rappeur Lionnel di , et c’est réellement , depuis l’autorisation des radios libres en france et la decouverte de la “words music” qu’émergea le Hip-Hop français.

En 1983 , il rencontre Sidney Duteil , un grand passionné de jazz et présentateur d’une émission musicale quotidienne et phare de la radio publique “radio 7″ en 1982 .

Par la suite Marie-France Brière, sa directrice de radio est propulsée à la direction les programmes de divertissement de TF1 ou elle demande à Sidney d’animer une émission de danse Hip-Hop : la mythique H.I.P H.O.P (extrait ci-dessous avec la première apparition à l’écran de Booba (sic!) )

S’ensuit un silence médiatique important pour le genre malgré les efforts de quelques inconditionels comme Dee Nasty. C’est à partir du début des années 90 que le Hip-Hop atteint le grand public, grâce à l’intervention d’artistes comme IAM ou MC Solaar dont leurs premiers albums sortent dans les bacs en 1992. Cette culture élargit sa popularité quelques années plus tard avec la radio Skyrock, qui changea de cap musical et devint “radio officiel de rap”.

Le Hip-hop, la bonne trentaine, à l’origine chargé de valeurs pacifiques est amené à se diversifier comme ce fut le cas avec l’émergence du rap. j’y connaissais presque rien de la culture Hip-pop , j’ai été trés supris par les valeurs positives du genre la solidarité, la non-violence ,etc… y avoir été fut trés enrichissant et m’ a enlevé beaucoup de préjugés vis à vis de cette culture,: c’est à dire que je savais qu’elle était née dans la rue mais je la pensais plutot rebelle, violente et immature surement parce que j’en ai vu et entendu dans les médias, bref le contraire de ce que pronait l’origine du Hip-Pop.

Soirée du 11 avril à l’Olympic : Flynt, Prince Da, Alakyn, Hors Pair et… Sefyu

ps : pour le début du reportage rassurez-vous vous ne voyez pas flou, c’est juste la caméra qui rame… ;)

Exposition Format Bitmap : du 11 au 26 avril à POL’n

Exposition Format Bitmap : du 11 au 26 avril à POL’n de 14 à 19 heures.

Malgré les rumeurs et la tendance, le pixel est roi, du moins c’est ce que montrait la soirée d’ouverture du festival au Pol’n. Au programme vernissage de l’expo “FORMAT BITMAP” réalisée par Out, Rainsin, Ryngar et le studio Trbdsgn.

Ces artistes ont eu carte blanche par Pick Up pour répandre leur créativité sur les murs du Pol’n, nous avons suivi la métamorphose, de l’étape blanc laqué d’origine, en passant par les travaux poussiéreux, en terminant par l’impeccable vernissage propre sur lui. HELP que se cache derrière “FORMAT BITMAP”, ce nom familier que les aficionados d’ordinateur connaissent temps. Une nostalgie des disquettes 5 pouces 1/4 , contenant 360 Ko, des résolutions d’écran pixellisés à souhait, des Ataris et Pong ? Le plus surprenant n’est pas le changement des lieux avant la prise en charge de Trbdsgn and co mais sur le travail effectué en 24h. Nous sommes allés prendre la température pendant la mise en place, jeudi après midi, la poussière et les morceaux de ruban adhésif régnaient au sol, certains murs étaient encore blancs, ambiance studieuse, “LAISSEZ-MOI BOSSER EN PAIX” était l’écriteau accroché à leur front, bref le ton était donné.

Résultat vendredi soir 18h, 6 artistes heureux et ravis du travail accomplie. Prendre possession d’un lieu de travail avec des bombes de peintures des scies et autres marteaux reste un challenge, se coordonner pour travailler lorsque, justement, les autres ne travaillent pas, pour ne pas les déranger et surtout les asphyxier avec les bombes de peintures. Etait présent lors de ce vernissage, la conseillère régionale et le conseiller à la culture de la mairie de Nantes, un soutient financier des collectivités locales indispensable pour la réalisation de cette quatrième session. L’expo s’étale sur toute la quinzaine du festival au Pol’n, un aperçu de la scène et l’explication des acteurs en vidéo : cliquez, regardez et écoutez.